Hellooo ! À qui parles-tu, cher Saï ?
... vu que tu réponds pas et que j'entends une voix parler toute seule, j'imagine que c'est le monsieur roux. Je sais toujours pas son nom, d'ailleurs. Et pourquoi il t'a pas envoyé un texto, s'il croit que t'es muet ? C'est bête, un peu...
Saï : Gebriel.
Quoi ?
Saï : Le roux. Il s'appelle Gebriel.
Oh. Mais ça répond pas à pourquoi il t'a pas envoyé un texto.
Saï : Parce que ?
Magnifique. Et qu'est-ce qu'il voulait ?
Saï : Me demander si je voulais bien le rejoindre au festival d'automne.
Bien, tu t'y trouves déjà.
Bon, j'imagine que du coup tu me répondras plus...
Saï : ...
Voilà, qu'est-ce que je disais. Va bien falloir lui dire à un moment donné, quand même. Un jour tu laisseras échapper un mot et il va juste t'en vouloir à mort.
Gebriel : Ça va, je suis pas en retard ? Ou c'est toi qui est en avance ? Ou t'étais déjà là ? Ta citrouille est trop mignonne ! Tu comptes te faire une nouvelle colo bientôt ?
Ouhla, je compte pas faire de colo avant un petit temps, moi, on est un peu à sec ici aussi...
Saï : ...
Mec, sors ton téléphone.
Saï : « Je sais pas du tout quelle couleur faire »
Gebriel : Fais du rose ?
Saï : « S'il y a bien une couleur que je déteste, c'est le rose. J'aimerais bien refaire du vert, quand même... on verra en temps et lieu, je suis pas pressé »
Gebriel : Un mélange des deux ?
Rêve pas trop, je compte faire du bleu électrique...
Bande de gamins, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez ta prochaine couleur à roche-papier-ciseaux ?
... wait, je suis bête, c'est comme ça que les Sims se socialisent. Continuez, jeunes gens.
Gebriel : Je parie que j'attrape plus de pommes que toi !
Évidemment, on fait de l'asthme... faut préciser ce genre de trucs, Saï, les gens pensent pas forcément à demander !
Gebriel : Ah bah c'est génial, ça... pourquoi y'a que deux pommes ?
Parce que les graphiques de mon nouvel ordi bugue, alors que c'est exactement la même carte et la même marque que l'autre...
Gebriel : Bon, le premier qui en attrape une à gagner !
Ahah, Simself power !
... tu pourrais la manger ou la garder, au moins. Et arrête de grogner, je t'ai rien fait.
Gebriel : Même pas foutu d'attraper de l'eau ! Plus nul tu fais pas. Arrête de rire, c'est pas drôle ! J'te boude.
Saï : « Gros gamin »
Gebriel : Non, c'est pas vrai, non, arrête de rire !
Je note quand même que tu prends la peine d'imiter un rire de muet... ça va aller jusque où ?
Gebriel : T'as vu, iels ont terminé leur maison d'Halloween !
Saï : « Tu veux dire, ce truc pour les bébés ? »
Gebriel : Iels y ont mis les formes, je te dis !
Saï : « Bien sûr. Les voix dégueulasses enregistrées, les mains recouvertes d'un truc gluant qui t'attrapent la cheville, les monstres en carton... »
Gebriel : ... oui, bon, c'est fun quand même ! Tu veux y faire un tour ? C'est une tradition !
Saï : « En fait, il faut que je parte, je travaille demain »
Gebriel : Oh. Ben à une autre fois, hein
C'est trop mignon, t'es tout timide.
Gebriel : Rentre bien. Et fais gaffe sur les routes, iels ont prévu de la neige.
J'avais jamais fait attention, mais il est grave mignon.
Saï : T'es pas objectif, il est roux.
Certes. Mais même sans ça, il est quand même vachement beau.
Saï : T'es toujours pas objectif.
... tais-toi et rentre.
Ce sourire.
Saï : C'est normal ?
De quoi parles-tu, petit Saï ? Vas-y, dis-moi tout, je t'écoute.
Saï : Que je me retrouve à sourire comme un idiot alors que ça fait que quelques jours qu'on se côtoie. C'est normal ?
Les émotions ? Tout à fait ! Tout est plus rapide ici. Tu trouves ça étrange parce que t'es pas né ici. Et puis, si ça peut te rassurer, ça fait une saison complète, donc à peu près trois mois réels...
Saï : Donc c'est normal si j'ai déjà envie de le revoir ?
C'est bien, t'as tout compris. T'en fais pas, tout va s'imbriquer tranquille dans les jours qui viennent.
Espèce d'impoli, on texte pas en pleine discussion avec quelqu'un !
Saï : Mais Gebriel m'a envoyé un texto !
Ah. Mais quand même. Ça dit quoi ?
Saï : Il m'invite quelque part, demain. Je fais quoi ?
Si tu veux y aller, tu dis oui, sinon, bien... tu lui fous un râteau.
Saï : J'ai un rencard ! Hé, j'ai un rencaaard !
T'es chou. Mais demain tu bosses, rappelle-toi.
Saï : C'est quelques heures avant le travail, en fait. Faut que j'aille dormir tout de suite, du coup.
Hum. Bonne nuit, écoute.
Tu prends le temps de manger ? Qu'est-ce qui te fait dire qu'il t'emmène pas petit-déjeuner tranquille ?
Saï : Je mangerai moins, c'est tout. J'avais faim, je vais pas me priver de nourriture.
... certes.
Saï : T'as pas autre chose à faire que de me regarder bouffer ?
Non, t'es tout seul dans le foyer...
Commence pas ça, sinon ça va pas le faire. Depuis quand on en a quelque chose à foutre de ce que les gens pensent de notre apparence ?
Saï : Dis, si tout va plus vite ici, il faut faire un effort, pour un premier rendez-vous ?
Euh... change de jean, déjà. Après, ça va, tu vas pas te mettre en complet...
Saï : Hum. Je vais juste y aller comme ça.
À ta guise.
Ce serait quand même vachement plus sympa si tout s'était installé comme il faut... saleté de jeu !
Saï : Tu permets ?
Oui, oui...